Une perspective analytique de l'état des chirurgies au Canada

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Au cours des 24 derniers mois, la COVID-19 a mis en lumière de nombreux défis chroniques dans le domaine des soins de santé. Au Canada, l’état des chirurgies est critique et les retards ne cessent d’augmenter. Bien qu’un financement accru ait été promis, nous croyons que celui-ci doit suivre des données analytiques claires et exploitables en matière de chirurgies. Cet article dépeint la situation fédérale, provinciale et régionale en matière d’arthroplastie de la hanche et du genou, de réparation des fractures de la hanche, de radiothérapie et de chirurgie de la cataracte.

L’Institut Fraser suit l’état des soins de santé au Canada depuis 1993. Sa plus récente étude montre que le temps d’attente médian pour un traitement médical au Canada a augmenté de 22,5 % entre 2019 et 2021 [anglais seulement], ce qui a un impact significatif sur les retards chirurgicaux à travers le Canada. La COVID-19 a assurément exacerbé les temps d’attente, mais elle n’est pas la cause de l’arriéré chirurgical.

Les temps d’attente sont composés de deux segments : premièrement, l’orientation du généraliste vers un spécialiste et, deuxièmement, la consultation initiale avec un spécialiste pour le traitement. Ces deux facteurs entraînent un retard dans les traitements.

Selon l’Institut Fraser, les temps d’attente nationaux parmi les différentes spécialités étaient les plus longs entre la recommandation d’un généraliste et les interventions neurochirurgicales (49,2 semaines) et les plus courts pour les radiothérapies (3,7 semaines).

Les données de l’ICIS sur les procédures chirurgicales référencées montrent une vision nuancée des quatre procédures chirurgicales avec des points de référence nationaux (remplacement de la hanche et du genou, réparation de fractures de la hanche, radiothérapie et chirurgie de la cataracte) [anglais seulement]. Pour ces procédures référencées, plus de 40 % des patients ne reçoivent pas les traitements à temps. Les réparations de fractures de la hanche sont les seules procédures référencées au Canada où plus de 80 % des patients sont traités à temps.

L’intervalle entre la consultation avec un spécialiste et le moment où le patient reçoit un traitement est le plus court pour la chirurgie cardiovasculaire urgente (1,4 semaine), la radio-oncologie (2,5 semaines) et l’oncologie médicale (2,6 semaines). Le temps d’attente le plus long concerne la chirurgie orthopédique (30,2 semaines), la neurochirurgie (23,2 semaines) et l’oto-rhino-laryngologie (21,1 semaines).

L’Ontario Medical Association (OMA) affirme qu’en Ontario seulement, la liste des retards cumule 16 millions de procédures médicales, dont un million de procédures chirurgicales [anglais seulement]. Selon l’OMA, la réduction de l’arriéré chirurgical est le plus grand défi que doit relever le système de santé provincial. Si tous les établissements de l’Ontario devaient fonctionner à 120 % de leur capacité, il faudrait entre un et deux ans pour réduire les retards.

  • Chirurgie de la cataracte : 21 mois
  • Remplacement du genou : 22 mois
  • Remplacement de la hanche : 14 mois
  • Chirurgie cardiaque : 10 mois

Il est encourageant de constater que ce problème chronique et systémique en soins de santé a fait l’objet de commentaires politiques et de financement – mais notons qu’il n’existe pas de solution miracle. Ce qu’il faut, c’est une vision plus claire de l’état des chirurgies au niveau des systèmes hospitaliers individuels et des niveaux régional, provincial et national. Selon l’expérience de nos clients, nous sommes convaincus que le développement de cette vue claire et pratique de l’état des chirurgies améliorera l’accès et l’efficacité de ces dernières dans les systèmes de santé canadiens. 

 
étude de cas
résoudre l'arriéré CHIRURGICAL de la Colombie-britannique
grâce à la puissance des données analytiques

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